Atlas des Souffles

Année de création : 2026

Durée : 75mn

Type : Création Directe

Présentation

FR
 
Atlas des Souffles explore la migration et la crise climatique à travers la danse et le mouvement. La chorégraphe japonaise et artiste interdisciplinaire, développe le concept de « création directe », dans lequel l’œuvre émerge en temps réel grâce à la participation du public. Les spectateurs peuvent choisir de simplement observer ou de s’engager activement, témoignant de sculptures humaines et de compositions vivantes qui prennent progressivement forme.
La chorégraphie se développe selon un cycle en trois points. Premièrement, l’écoute des voix des personnes directement affectées par les inondations et les submersions, notamment au Bangladesh et dans les îles basses du Pacifique. Deuxièmement, l’intégration des connaissances scientifiques et des conseils d’experts comme fondement. Troisièmement, l’expérimentation et l’affinement de la chorégraphie en studio avec des citoyens et des artistes. À travers ce processus, les données et les concepts abstraits se transforment en expérience incarnée, et le savoir devient compréhension vécue.
Chaque participant apporte son propre rythme et son expérience, réactivant les liens subtils entre mouvement, mémoire, action et résonance. L’œuvre interroge ce que signifie « participer » ou « observer » dans un monde fragmenté, tandis que le corps porte récit, mémoire et avenir, affirmant sa présence.

En intégrant les connaissances scientifiques et juridiques à l’expérience corporelle, Atlas des Souffles prend la forme d’une partition chorégraphique ouverte, incarnant la relation circulaire entre corps, environnement, science et droit. La danse invite à l’introspection et ouvre des perspectives qui relient l’expérience individuelle au monde. Ici, l’art ne se contente pas de représenter la crise climatique : il nous permet de la ressentir, de questionner et de relier nos relations.

EN

Atlas des Souffles (Atlas of Breaths) explores migration and the climate crisis through dance and movement. Japanese choreographer and interdisciplinary artist Anan Atoyama develops the concept of “direct creation,” in which the work emerges in real time through the participation of the audience. Spectators may choose simply to observe or to engage actively, witnessing human sculptures and living compositions that gradually take shape.
The choreography unfolds through a three-part cycle. First, listening to the voices of people directly affected by floods and rising waters, particularly in Bangladesh and the low-lying islands of the Pacific. Second, integrating scientific knowledge and expert advice as a foundation. Third, experimenting with and refining the choreography in the studio together with citizens and artists. Through this process, data and abstract concepts are transformed into embodied experience, and knowledge becomes lived understanding.
Each participant brings their own rhythm and experience, reactivating the subtle links between movement, memory, action, and resonance. The work questions what it means to “participate” or to “observe” in a fragmented world, while the body carries story, memory, and future, asserting its presence.
By integrating scientific and legal knowledge into bodily experience, Atlas des Souffles takes the form of an open choreographic score, embodying the circular relationship between body, environment, science, and law. Dance invites introspection and opens perspectives that connect individual experience to the world. Here, art does not merely represent the climate crisis: it allows us to feel it, question it, and reconnect our relationships.
 
 

« Le climatologue Saleemul Huq (1952–2023), qui a participé à toutes les conférences des Nations unies sur le climat (COP), avait coutume de comparer notre situation planétaire à celle du Titanic : un navire en train de sombrer, structuré en trois niveaux : les plus pauvres dans les cales, les plus riches sur les ponts supérieurs, et, entre les deux, une classe moyenne flottante. Et, comme dans l’histoire bien connue, ce sont toujours les plus vulnérables qui périssent en premier. Une métaphore simple, mais terriblement juste.

Ce projet ne cherche pas à désigner des coupables, ni à pointer du doigt. Il propose plutôt un dispositif sensible, un espace où chacun peut reconsidérer la situation depuis un point de vue nouveau. Un lieu où des personnes qui ne se reverront peut-être jamais peuvent, le temps d’un instant partagé, dessiner ensemble — à travers le geste, l’écoute, le doute — une forme de poésie faite de questions et de souhaits encore informulés.

Parce que nous vivons un moment de bascule, où l’espoir semble parfois lointain, il est d’autant plus crucial de créer des espaces de calme actif, de dialogue sincère en silence. Des lieux où l’on respire ensemble, où la présence retrouve son sens, et où, au cœur même du désastre, une autre manière d’être au monde peut émerger. »

Anan Atoyama

 

CONCEPTION CHOREGRAPHIQUE ET SCENOGRAPHIE
Anan Atoyama 
 
COLLABORATEURS

Mikiko Kainuma (conseillère principale en recherche de l’Institute for Global Environmental Strategies – Japon)

Développé avec

Jean-Charles François, Saga Ouiya, Bénédicte Reverchon, Maria Espeut, Pascal Pariaud, Karine Hahn, Nicolas Sidoroff, les artistes de Campo Creativi, ainsi que la participation des invité·e·s lors de la phase de recherche

Et avec la participation des invité.e.s lors de la phase de recherches

Musique 

Jean François Pauvros

 

CONTRIBUTIONS

Contributions sur les perspectives scientifiques :

Kazuhiko Takemoto (président du conseil de l’IIASA),

Hans Joachim Schellnhuber (directeur général de l’IIASA)

Jusen Asuka (scientifique de l’environnement),

Jacob Schewe (chercheur principal de PIK),

Christophe Cassen (ingénieur de recherche au CIRED),

Kanako Morita (économiste de l’environnement)

Contributions issues de témoignages

Emmanuel Cappellin, Doumbia Siaka, Angelina Andy, Sokotia Kulene, Shumpei Uotani, Jérôme Tubiana, les collégiens bangladais.e.s, en partenariat avec Friendship NGO

 

PARTENAIRES

Musée national de l’histoire de l’immigration,

Forum Réfugiés,

Fondation Stin’akri,

PaaLabRes,

Campo Creativi,

Ramdam–un centre d’art,

CNSMD-Lyon,

l’Université de Lyon 2,

HfMT Hamburg / Ligeti zentrum,

Arta Sperto,

Dansomètre,

Espace Artaud,

Festival Sens-Interdits,

Friendship France,

Friendship NGO

 

ADMINISTRATION

Delphine Bagne

 

RESPONSABLE DES OPERATIONS

Marc Ribault

 

PRODUCTION

AToU